Nadja d’André Breton

Que reste-t-il de ce livre, quand on ne sait pas ce qu’est le surréalisme ?

Une grande banalité. Des photos sans intérêt. Un texte sec. Pas d’histoire. Au milieu, il y a Nadja. Une personne dont Breton semble avoir confondu la folie avec de l’originalité. Mais qu’il a abandonnée lorsqu’elle a été en difficultés. Et, de chaque côté, des textes que l’on ne peut comprendre, probablement, que si l’on est dans la tête de leur auteur ?

Le surréalisme niait la raison. Mais, sans raison, il est difficile de se faire entendre. D’ailleurs, il est surprenant qu’il ait voulu se rapprocher du communisme, qui est un matérialisme.

Fut-ce une pathologie de l’intellectuel ? Comme le musicien contemporain, ou le joueur d’échecs de Zweig, il finit par s’évader de la réalité et vivre dans un monde de l’intellect, qui lui est propre ?

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